PairDrop est une application web gratuite et open-source qui permet de transférer des fichiers entre n'importe quels appareils — iPhone, Android, Mac, Windows, Linux — sans installer la moindre application. Inspirée d'AirDrop mais débarrassée du verrouillage Apple, elle fonctionne directement dans le navigateur via une connexion pair-à-pair chiffrée.
Si vous avez déjà essayé d'envoyer une vidéo d'un Android vers un MacBook, ou un PDF d'un PC Windows vers un iPad, vous connaissez la friction : compte cloud à créer, application à installer, fichier à téléverser puis à retélécharger. PairDrop supprime cette friction. Vous ouvrez pairdrop.net sur deux appareils, et le transfert démarre.
Ce guide couvre tout : ce qu'est PairDrop, comment ça fonctionne sous le capot, comment l'utiliser en cinq étapes, ses options avancées, sa sécurité réelle, ses alternatives, et — point critique que personne ne mentionne ailleurs — les applications iOS frauduleuses qui se font passer pour PairDrop sur l'App Store et qu'il faut absolument éviter.
Qu'est-ce que PairDrop ?
PairDrop est une application web de partage de fichiers pair-à-pair, gratuite et open-source, maintenue par le développeur schlagmichdoch sur GitHub. Elle fonctionne sur tout appareil disposant d'un navigateur moderne — Chrome, Firefox, Safari, Edge — donc concrètement sur Windows, macOS, Linux, Android et iOS.
PairDrop est née d'une bifurcation (un fork) de Snapdrop, projet historique de partage de fichiers dans le navigateur créé par RobinLinus. En 2023, le domaine snapdrop.net a été racheté par une entité commerciale en laquelle la communauté n'avait plus confiance — soupçons publicitaires, modèle propriétaire opaque. Plusieurs développeurs ont alors créé PairDrop pour garantir une alternative purement libre, sans intérêt commercial caché. L'application Android officielle a même retiré le support de snapdrop.net pour cette raison.
Cette filiation explique la philosophie du projet : pas de compte, pas de publicité, pas de stockage cloud, code auditable. PairDrop héberge un serveur de signalement minimal qui sert uniquement à mettre deux navigateurs en relation, pas vos fichiers.
Comment fonctionne PairDrop sous le capot
PairDrop s'appuie sur WebRTC, technologie native des navigateurs modernes qui permet à deux appareils d'ouvrir une connexion directe entre eux, sans passer par un serveur intermédiaire.
Le processus se déroule en trois temps.
1. Découverte locale. Quand vous ouvrez pairdrop.net, votre navigateur contacte un serveur de signalement — le seul serveur impliqué côté PairDrop. Ce serveur ne voit que des métadonnées : votre adresse IP publique et l'identifiant aléatoire de votre appareil. Il met en relation tous les appareils partageant la même IP publique, typiquement votre réseau Wi-Fi.
2. Négociation NAT. Pour établir la connexion directe entre deux appareils, WebRTC utilise des serveurs STUN qui aident à découvrir l'adresse IP visible derrière votre routeur. Si les deux appareils sont sur le même réseau local, la connexion se fait directement. Sinon — par exemple deux appareils sur des Wi-Fi différents, ou derrière des routeurs NAT incompatibles — PairDrop bascule sur un serveur TURN qui sert de relais.
3. Transfert chiffré. Une fois la connexion établie, les fichiers transitent via DTLS et SRTP, protocoles de chiffrement intégrés à WebRTC. Ce sont les mêmes mécanismes qu'utilisent les visioconférences professionnelles. En clair : même quand un serveur TURN relaie le trafic, il ne peut pas lire le contenu.
Conclusion concrète : sur réseau local, vos fichiers ne touchent jamais un serveur tiers. À distance, ils transitent chiffrés sur un relais qui ne peut pas les déchiffrer.
Comment utiliser PairDrop en 5 étapes
Étape 1 — Ouvrez pairdrop.net sur les deux appareils. Sur celui qui envoie comme sur celui qui reçoit. Aucune installation, aucun compte, aucun email à saisir.
Étape 2 — Attendez que les appareils se détectent. PairDrop attribue à chaque appareil un nom aléatoire amusant (« Renard Saphir », « Mammouth Noir »). Les autres appareils du même réseau apparaissent sous forme d'icônes au centre de l'écran. Vous pouvez renommer votre appareil en cliquant sur le nom affiché en bas de la page.
Étape 3 — Cliquez sur l'appareil destinataire. Une boîte de dialogue de sélection de fichiers s'ouvre.
Étape 4 — Sélectionnez vos fichiers. Trois méthodes au choix : glisser-déposer depuis votre explorateur, sélectionner via la boîte de dialogue classique, ou coller (Ctrl+V / Cmd+V) un fichier ou un texte directement depuis le presse-papiers.
Étape 5 — Acceptez sur l'appareil récepteur. Une notification s'affiche avec un aperçu. Cliquez sur Accepter — le fichier se télécharge automatiquement dans le dossier de téléchargements par défaut.
Pour envoyer du texte ou un lien plutôt qu'un fichier, cliquez sur l'icône message après avoir sélectionné le destinataire. Très pratique pour passer une URL d'un PC vers son téléphone sans s'envoyer un email à soi-même.
Les fonctionnalités avancées qui font la différence
PairDrop dépasse le simple clone d'AirDrop avec quelques options qui changent l'usage quotidien.
- Appairage permanent par code à 6 chiffres. Vous voulez retrouver votre téléphone et votre laptop à coup sûr, même quand ils sont sur des réseaux différents (4G mobile d'un côté, Wi-Fi maison de l'autre) ? Appariez-les une fois via un code à 6 chiffres ou un QR-code. Une fois appariés, ils se reconnaissent automatiquement à chaque ouverture de PairDrop, où qu'ils soient.
- Salons publics temporaires. Pour partager rapidement avec plusieurs personnes en réunion ou en classe, créez un salon public via un code à 5 lettres ou un QR-code. Tous ceux qui rejoignent le salon se voient mutuellement. Le salon disparaît à la fermeture de PairDrop, sans laisser de trace.
- Envoi de texte et de liens. En plus des fichiers, PairDrop transfère du texte brut et des URLs. Utile pour passer un mot de passe ou une adresse d'un appareil à un autre, sans détour par une messagerie.
- Transferts en lot avec progression. Sélectionnez plusieurs fichiers d'un coup ; PairDrop les envoie en séquence avec un indicateur global de progression.
- PairDrop CLI. Pour les utilisateurs avancés, un client en ligne de commande permet d'envoyer un fichier depuis un terminal — pratique sur un serveur distant. Sur Windows, on peut même l'intégrer au menu contextuel « Envoyer vers ».
PairDrop est-il vraiment sûr ?
Trois éléments à considérer pour répondre honnêtement à la question.
Le code est open-source et auditable. Le dépôt GitHub de schlagmichdoch est public. La moindre faille remontée est généralement corrigée vite. C'est l'argument fondamental : vous n'avez pas à faire confiance à PairDrop, vous pouvez vérifier.
Le chiffrement est intégré à WebRTC. DTLS et SRTP chiffrent les données en transit. Le serveur de signalement de PairDrop voit qui se connecte à qui — des métadonnées IP, comme votre opérateur Internet — mais pas le contenu. Le serveur TURN, quand il sert de relais distant, voit du trafic chiffré qu'il ne peut pas déchiffrer.
Le modèle de menace sur réseau local. Quand vous utilisez PairDrop chez vous, la sécurité du transfert repose en grande partie sur la sécurité de votre Wi-Fi. Sur un Wi-Fi public (hôtel, café), évitez les transferts vraiment sensibles — non parce que PairDrop est faible, mais parce que les Wi-Fi publics exposent d'autres surfaces d'attaque.
À éviter dans tous les cas : les clones du domaine officiel — pairdrop.lat, pairdrop.onl et autres — qui ne sont pas affiliés au projet et peuvent injecter du JavaScript publicitaire ou pire. Utilisez exclusivement pairdrop.net ou votre propre instance auto-hébergée.
PairDrop face à ses alternatives
Le marché des outils de partage de fichiers multi-plateforme est encombré. Voici comment PairDrop se positionne face aux options les plus citées.
PairDrop vs Snapdrop. Ce sont littéralement le même code à l'origine — PairDrop est un fork de Snapdrop. La différence : Snapdrop est désormais maintenu par une entité commerciale dont l'éthique inquiète une partie de la communauté open-source ; PairDrop reste gérée bénévolement par un développeur indépendant. Fonctionnellement, PairDrop a plus d'options (appairage persistant, salons publics, envoi de texte) que Snapdrop. Aucune raison pratique de préférer Snapdrop aujourd'hui.
PairDrop vs LocalSend. Le débat le plus pertinent. LocalSend est une application native — à installer sur chaque appareil — qui fonctionne sans connexion Internet du tout : la découverte se fait directement sur le réseau local. Avantages de LocalSend : zéro dépendance Internet, pas besoin de serveur de signalement, généralement plus rapide sur réseau local. Avantages de PairDrop : aucune installation, fonctionne sur n'importe quel appareil disposant d'un navigateur (notamment iOS, où LocalSend nécessite une vraie app). Règle simple : si vous transférez entre vos propres appareils régulièrement, installez LocalSend. Si vous voulez partager une fois avec un collègue ou un proche sans rien lui demander d'installer, utilisez PairDrop.
PairDrop vs AirDrop. AirDrop reste imbattable… si tous vos appareils sont Apple. Dès qu'un Android, un Windows ou un Linux entre dans l'équation, AirDrop ne sert plus à rien. PairDrop résout exactement ce problème : le pari du projet, c'est l'interopérabilité.
PairDrop vs Send Anywhere / WeTransfer. Ces services reposent sur du stockage cloud temporaire : vous téléversez le fichier vers leurs serveurs, le destinataire le télécharge via un lien. C'est plus lent et moins privé que le pair-à-pair, mais ça permet d'envoyer à quelqu'un qui n'est pas en ligne au même moment — ce que PairDrop ne fait pas. Pour de très gros fichiers (>5 Go) entre deux personnes qui ne peuvent pas être connectées simultanément, ces services restent pertinents.
PairDrop sur iPhone et iPad : ce qu'il faut absolument savoir
Voici la partie que personne ne vous dit ailleurs. Si vous cherchez « PairDrop » sur l'App Store iOS, vous tomberez sur plusieurs applications portant ce nom :
- « PairDrop » par Jignesh Boricha
- « PairDrop Global » par Innowave Software Solutions and Consulting Inc.
- « SnapDrop & PairDrop »
Aucune de ces applications n'est le projet officiel. Ce sont des applications tierces qui exploitent la notoriété du nom PairDrop. Beaucoup affichent de la publicité agressive, et plusieurs utilisent des abonnements (« Plan Hebdomadaire », « Lifetime ») pour des fonctionnalités basiques. Les avis utilisateurs typiques mentionnent des connexions qui n'aboutissent jamais et une saturation publicitaire.
La vraie façon d'utiliser PairDrop sur iOS : ouvrir Safari et aller sur pairdrop.net. Point. Vous pouvez « Ajouter à l'écran d'accueil » depuis le menu Partager de Safari — ça vous donne une icône qui lance directement le site, façon application native, sans installer la moindre app de tiers.
Le projet officiel ne publie aucune application native, ni sur iOS ni sur Android. Les applications qui portent ce nom sur les stores sont le fait de tiers. La seule installation légitime est celle de l'application web, décrite juste en dessous.
Comment auto-héberger PairDrop
Pour les utilisateurs paranoïaques (au bon sens du terme) ou les administrateurs qui veulent une instance privée sur leur réseau d'entreprise ou leur NAS domestique, PairDrop s'auto-héberge en quelques minutes.
Via Docker, méthode recommandée :
docker run -d --name pairdrop -p 3000:3000 --restart unless-stopped \
lscr.io/linuxserver/pairdrop:latest
Votre instance tourne sur le port 3000. Pour la rendre accessible en HTTPS depuis l'extérieur, placez un reverse proxy (Caddy, Traefik, Nginx) devant le conteneur.
Via Node.js : clonez le dépôt GitHub, lancez npm install puis npm start. La documentation officielle détaille les variables d'environnement pour configurer vos propres serveurs STUN et TURN.
Quand auto-héberger vraiment ? Trois cas justifient l'effort : (1) usage en entreprise où le trafic ne doit pas passer par les serveurs publics ; (2) homelab personnel où vous concentrez vos services sur un Raspberry Pi ou un NAS Synology ; (3) garantie de disponibilité même si pairdrop.net tombe temporairement.
Pour le NAS Synology, des tutoriels communautaires détaillent l'installation via Portainer en moins de dix minutes.
Dépannage : pourquoi PairDrop ne fonctionne pas
Le problème le plus courant : les appareils ne se voient pas, alors qu'ils sont sur le même Wi-Fi. Quatre causes typiques.
- Isolation des points d'accès (AP isolation). Beaucoup de routeurs grand public, et la quasi-totalité des Wi-Fi d'hôtel, isolent les appareils les uns des autres pour des raisons de sécurité. Si vous contrôlez le routeur, désactivez cette option ; sinon, créez un point d'accès personnel sur votre téléphone et connectez-y les deux appareils.
- Réseaux Wi-Fi différents (2,4 GHz vs 5 GHz). Sur une box qui diffuse deux SSIDs séparés pour les bandes 2,4 GHz et 5 GHz, vos appareils peuvent être techniquement sur des « réseaux » différents. Connectez-les au même SSID.
- VPN actif. Un VPN modifie votre IP publique ; si un seul de vos deux appareils a un VPN allumé, ils n'apparaîtront pas comme étant sur le même réseau. Désactivez-le, ou activez-le sur les deux.
- Pare-feu de l'OS. Sous Windows, le pare-feu peut bloquer WebRTC. Désactivez-le temporairement pour tester ; s'il s'agit du coupable, ajoutez une exception pour votre navigateur.
Si pairdrop.net est inaccessible (ça arrive rarement), trois options : attendre quelques minutes, basculer sur votre instance auto-hébergée si vous en avez une, ou utiliser temporairement LocalSend. N'utilisez jamais les domaines clones (pairdrop.lat, pairdrop.onl) — ils ne sont pas affiliés au projet officiel.
Y a-t-il une application PairDrop à installer ?
Non, et c'est volontaire. PairDrop n'existe pas en application native. C'est une application web progressive — une PWA — publiée sous licence GPL-3.0. On ouvre pairdrop.net dans un navigateur, et c'est tout : rien à télécharger, rien à mettre à jour.
Cela ne veut pas dire qu'on est condamné à passer par un onglet. La PWA s'installe, et elle se comporte alors comme une application : icône sur l'écran d'accueil ou dans le menu Démarrer, ouverture en plein écran, sans barre d'adresse.
- Sur ordinateur : un bouton d'installation apparaît dans le coin supérieur droit du navigateur.
- Sur Android : une fenêtre « Installer » s'affiche dans Chrome ou Samsung Browser ; sinon, menu à trois points puis « Ajouter à l'écran d'accueil ».
- Sur iPhone et iPad : icône de partage dans Safari, puis « Sur l'écran d'accueil ».
Le projet documente aussi l'envoi direct depuis le menu contextuel de Windows, depuis le menu Partager d'Android et d'iOS, et en ligne de commande. On peut donc envoyer un fichier sans ouvrir PairDrop au préalable.
PairDrop sur Windows
Il n'y a pas d'installeur .exe à chercher. N'importe quel navigateur récent suffit — Chrome, Edge, Firefox — et l'installation en PWA se fait depuis le bouton dédié du navigateur.
L'intérêt sur Windows est l'envoi depuis le menu contextuel : le fichier part depuis l'explorateur, sans détour par le site. C'est ce qui rend l'usage quotidien tenable, notamment vers un iPhone, cas où Windows n'offre aucune solution intégrée.
Un point à connaître avant de conclure que « ça ne marche pas » : le transport repose sur WebRTC. Un réseau d'entreprise qui filtre le trafic pair-à-pair peut empêcher l'établissement de la connexion alors que les deux appareils se voient bien. C'est le premier réflexe à vérifier, avant tout le reste du dépannage.
PairDrop sur Android
Même principe : Chrome ou Samsung Browser, puis installation en PWA depuis la fenêtre « Installer » ou via « Ajouter à l'écran d'accueil ».
Une fois installée, PairDrop se range dans le menu Partager du système. Depuis la galerie, depuis les fichiers ou depuis n'importe quelle application, on partage vers PairDrop comme on partagerait vers une messagerie.
C'est là que l'écart avec AirDrop se voit vraiment. Android vers iPhone, Android vers Windows, Android vers Mac : le fonctionnement est identique dans les trois cas, parce que rien ne dépend du système. AirDrop, lui, s'arrête aux frontières de l'écosystème Apple.
Notre avis sur PairDrop
Sur le geste qu'on répète le plus — envoyer un fichier d'un appareil à un autre, tout de suite, sans y réfléchir — PairDrop fait mieux que les solutions installées. Aucun compte, aucune application, aucun téléversement vers un serveur intermédiaire. Et il traverse les réseaux : appairage persistant par code à six chiffres ou QR code pour deux appareils qui doivent toujours se retrouver, salon public par code à cinq lettres pour un échange ponctuel.
Ses limites sont réelles et il vaut mieux les connaître avant de l'adopter :
- Les deux appareils doivent être présents en même temps, page ouverte de part et d'autre. Il n'y a pas d'envoi différé : ce n'est pas un remplaçant du cloud, c'est un remplaçant du câble.
- WebRTC peut être filtré sur un réseau d'entreprise, un wifi public ou un VPN, et la connexion échoue alors sans explication claire.
- Aucune limite de taille n'est documentée, mais un très gros fichier reste tributaire de la stabilité du lien pendant toute la durée du transfert.
- Le nom est squatté sur les stores. Chercher « PairDrop » sur l'App Store mène à des applications tierces payantes qui n'ont rien à voir avec le projet.
Pour qui c'est fait : quiconque jongle entre marques, un Android et un Mac, un PC et un iPhone. Si tout le parc est Apple, AirDrop reste plus direct et il n'y a aucune raison d'en changer. Dès qu'un appareil sort du rang, PairDrop devient l'outil le plus simple du lot — à condition de passer par le site officiel et de l'installer en PWA plutôt que de chercher une application qui n'existe pas.
Conclusion
PairDrop résout un problème quotidien réel — transférer un fichier d'un appareil à un autre sans friction — avec une approche élégante : aucune installation, code open-source, chiffrement intégré au navigateur, aucune trace cloud. C'est l'outil par défaut quand vous voulez partager une fois avec quelqu'un sans rien lui demander en retour.
À retenir :
- Pour un usage occasionnel et entre écosystèmes différents (iPhone ↔ Android ↔ Windows ↔ Mac), PairDrop est probablement la meilleure option du marché.
- Pour un usage quotidien entre vos propres appareils, LocalSend, qui ne dépend pas d'Internet, peut être plus pratique au long cours.
- Sur iOS, utilisez exclusivement pairdrop.net dans Safari et évitez les applications App Store qui usurpent le nom.
Ouvrez pairdrop.net sur deux appareils et essayez : le test dure trente secondes et vous fait gagner des heures de friction par an.